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Metal Gear Solid V : The Phantom Pain – Pourquoi des critiques ?

Pour certains je suis un fanboy, ce qui est sûrement vrai. Cela explique en partie mon attente du dernier MGS signé Kojima. En effet on aura là le dernier jeu de la saga fait par le maître même si Konami va continuer à utiliser la licence. Vous le sentez venir le pachinko Metal Gear ? Mais mon fanboisme n’est pas la seule raison de mon attente.

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Je ne vais pas revenir sur le génie de Kojima en matière de teasing, il sait donner envie par le biais de déclarations, de trailers cachés ou simplement de vidéos de gameplay efficaces. D’ailleurs pour beaucoup le gameplay est le coeur même de n’importe quel jeu vidéo. Même si je ne suis pas totalement d’accord avec ce principe, MGS V : The Phantom Pain proposera le gameplay le plus évolué et varié de toute la série et ça n’est pas pour me déplaire, la durée de vie n’en sera que accrue. Mais tout cela ne vous dit pas pourquoi j’attends ce Metal Gear Solid. Une des principales raisons que je n’ai pas encore évoqué est ce bashing écoeurant sur la série et Kojima. Cette petite haine de certains joueurs renforce encore plus mon attente.

Un des principaux reproches que j’entends et que je lis concerne le mélange des styles réaliste et surnaturel/irréaliste, notamment en ce qui concerne les capacités et la tenu de Quiet. Les personnes qui « attaquent » le jeu ainsi sont-elles au courant qu’un tank bipède qui lance des missiles nucléaires sans se faire repérer n’est absolument pas réaliste ? Et pourtant c’est LA BASE de la saga. J’avais déjà entendu ce genre de critique à l’époque de MGS 4 avec les gecko, ces sortes de mini Metal Gear de poche. Pareil pour Vamp de MGS 2.Souvent les Metal Gear repoussent certaines limites (notamment avec la fin de Ground Zeroes) mais n’oublient pas qu’il restent des jeux vidéo, il faut savoir prendre distance avec la réalité.

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Mais je pense que le véritable problème est le même que celui qui touche David Cage : ces acteurs du jeu vidéo semble pour beaucoup avoir la grosse tête. Et ceux qui réussissent font des jaloux. De nos jours rarement un créateur est mis en avant vis à vis du « grand publique », l’exposition qu’a Kojima San embête beaucoup de monde. Et oui, il ne faut pas croire mais au fond certains sont contents de son départ de chez Konami… (ca me rappelle le bashing anti-Bielsa avant et après son départ de l’OM, mais cela est un autre débat). Bref tout ça pour dire que cette haine éprouvée envers Kojimaexplique en partie les critiques faciles faîtes envers ses jeux . Attention, ses jeux ne sont pas parfaits, je suis le premier à le reconnaître. Pour preuve MGS 4 m’a terriblement déçu. Mais cela ne m’empêche pas de l’apprécier tout de même pour ses qualités. Aujourd’hui nous avons de plus en plus de jeux à disposition mais je trouve qu’ils ont de moins en moins d’âme (surtout pour les jeux AAA). Ce supplément d’âme est la principale source des mes attentes en matière vidéoludique. D’où mon attrait pour les jeux made in David Cage et Kojima.

Je vous laisse avec cette belle musique, Quiet’s Theme, chanté par Stefanie Joosten. J’en pleure presque

D’ailleurs je vous ai dit que BuZbUz était amoureux de Quiet ?

À propos de l'Auteur

jambon1erprix

L'auteur : Jambon1erprix / Julien Dutartre
Fan de MGS devant l’éternel et adepte de Debian, c’est une créature électrique fan de l’OM. Eh oui cet ensemble de tares est possible. (Google+)

3 commentaires

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  • Tu as raison dans ce que tu dis et qui se retrouve dans la plupart des domaines (tu le montres par ton parallèle avec l’OM). Le problème vient simplement de l’envie de beaucoup de simplement balancer leur morve sur un sujet, même sans vraiment y’avoir « goûter » ni réfléchis plus que ça et encore moins en attendant de voir ce qu’il va se passer. C’est un peu comme Star Wars aussi: quand Lucas a sorti sa deuxième trilogie y’a eu beaucoup de fans pour être contents, mais il ne faut pas oublier tous les gens qui jetaient leur bile dessus, et encore après pour dire que la première trilogie étaient mieux, qu’on ne ressent plus qu’une envie d’argent, etc. Mais non, simplement c’était différent, la saveur avait quelque chose d’autre parce que le ton n’était plus le même, l’histoire non plus, et les moyens différents. Pareil pour la reprise par Disney, tout de suite c’était les couteaux tirés. Mais on y est pas encore, qui peut dire si ça va être bien ou pas alors qu’on en sait au final strictement rien. Après des exemples il y en a plein! Encore ce matin j’étais sur un site d’infos sur les mmo, et je voyais des com’ de gens qui critiquent pour rien.

    Une autre chose que je n’ai pas dit, c’est aussi que trop de gens aiment critiquer ce qu’ils ne comprennent pas. Pour eux c’est pas normal alors c’est nul et pas bien. Ils oublient une chose, c’est la diversité! On aime pas tous les mêmes choses, on a pas tous les mêmes idées sur tout. Tout n’a pas à être au plus proche de la réalité ni de soi et ça tout le monde ne le conçoit pas forcément

    Par contre petite parenthèse: Beaucoup pensent pas seulement au gameplay, y’en a quand même un tas pour tiquer au moindre status quo graphique aussi ou que sais-je (je dirais rien, j’ai mes limites aussi ^^). Alors qu’il s’agit quand même d’un tout, le jeu vidéo est un art. Comme dans les films, les livres ou dans tout art c’est un tout qu’il faut regarder. Y’a la musique, le design artistique en lui même, le gameplay, l’animation, l’histoire (ou scénario de jeu, on peut avoir un scénar sans forcément d’histoire en tant que tel, je sais pas trop comment le définir). Tout ça c’est le jeu-vidéo, c’est un art comme les autres ou par ce biais on veut partager quelque chose avec le joueur. Que ce soit des émotions douces ou fortes, ou que ce soit simplement lui faire passer du bon temps!

    Voilà, j’avais juste envie d’écrire mon pavé pour ceux que ça aurait pu intéresser!

    • C’est vrai quand on a vu le bordel que c’était avec le rachat de Star Wars par Dinsey… horrible pour rien.

      Ce que tu dis sur la diversité est tellement vrai ! Je remarque ça surtout avec les hardcores gamers qui veulent à tout pris imposer leur idée du jeu vidéo. Le jeu vidéo est multiple que ce soit en ce qui concerne les thèmes abordés, le gameplay ou l’univers. C’est une des forces de ce média comme celui du cinéma, sauf que j’ai l’impression que l’élitisme des joueurs est encore plus « important » que chez les cinéphiles (je ne parle pas de la presse spécialisée).

      • Plus d’élitisme je sais pas, mais il y a certainement plus « d’agressivité » en effet. C’est un domaine plus prompt aux querelles de clocher un peu comme le monde du libre (du coup c’est sûr c’est plus restreint en nombre mais y a quand même pas mal de sujets brulants quand on regarde de plus près). Je suppose que c’est parce qu’il y a plus d’investissement dans « l’œuvre », on est plus actif d’une certaine manière. Je ne sais pas du tout, sinon simplement plus de ce « je ne sais quoi » comme on pouvait le voir dans les supporters sportifs prêts à se battre on ne sait quelle raison réelle? C’est tout de même un sujet complexe entre l’élitisme et une sorte d’effet « hooligan » (au sens figuré!). C’est en tout cas l’effet que ça me fait dès que je vois les guerres PC/*Mettez les consoles de la génération que vous voulez maintenant* alors que ça n’a pas réellement lieu d’être. (Notons que je dis pas PC/consoles mais bien le tout, parce que y a le problème aussi entre les consoles!)

        Là où je veux en venir et je peux me tromper, mais c’est tout simplement qu’il y a toujours eu ce problème sociétal où certains ont le besoin de cracher sur ce qu’ils ne connaissent pas, ne leur plaît pas ou ne va juste pas dans le sens qu’ils veulent, pire même juste l’envie de cracher. Une part d’égo qui dirait quelque part: »ça devrait être comme je le pense et comme ça me plaît, si ça l’est pas c’est de la merde » sans aucune considération pour qui que ce soit d’autre. Tout saupoudré d’un zeste de passion, de cette chose qui te tient à cœur comme pour certains supporters d’une équipe sportive, ou fans d’un groupe de musique (les fameux qui ont pu par exemple cracher sur Nightwish au départ de Tarja si tu vois? C’était assez joli comme bagarre inutile et plein de critiques futiles). Mais il faut pas forcément aller plus loin: la boulangerie du coin qui change de proprio après des années, t’as ceux qui sont sympas et qui disent wait & see (majoritaire je pense et j’espère)… et puis les autres prêt à dire que c’est de la merde. Un exemple magique aussi, mon père travaillait dans une boulangerie. Les boulangeries pâtisseries se revendent des trucs entre elles parfois, du pain aussi. Un client était venu leur dire dans leur magasin que leur pain était meilleur que celui d’en bas de la rue… c’était le même. C’était eux qui le faisait.

        PS: Mon analogie avec le libre est surtout pour le déchaînement de passion qu’on peut avoir vis à vis d’une chose, j’aurais pu choisir autre chose, mais c’est le premier qui est venu en tête là de suite!

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